Le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) Cameroun recrute un consultant pour faciliter la mise en place d'un partenariat entre deux coopératives, des agro-industries et des institutions financières dans la région du Littoral et du Sud du Cameroun Arrondissement de Moloundou - Région de l’Est Cameroun
Vous voulez faire une différence positive pour l'avenir des gens et de notre maison
commune, la Terre ? Travailler avec le WWF pourrait être l'opportunité de votre vie.
Partout dans le monde, les gens se réveillent face à la crise croissante de la perte de la nature. Ils
réalisent de plus en plus que la nature est notre système de survie. Personne ne sera épargné par
les conséquences de sa disparition. Au WWF, nous contribuons à relever cet énorme défi mondial.
Nos collaborateurs viennent d'horizons très divers et possèdent des compétences variées, allant
des ressources humaines à la finance en passant par le plaidoyer et la science de la conservation.
Nous accueillons les candidatures de tous ceux qui pensent pouvoir nous aider à créer un avenir
meilleur pour les hommes et la faune sauvage.
Ce que nous faisons :
Nous sommes une Organisation de Conservation Indépendante, qui s'efforce de préserver le monde
naturel dans l'intérêt des personnes et de la faune sauvage. Qu'il s'agisse d’individus, de
communautés, d'entreprises ou de gouvernements, nous faisons partie d'une coalition croissante
qui appelle les dirigeants du monde entier à mettre la nature sur la voie de la restauration d'ici
2030. Ensemble, nous cherchons à protéger et à restaurer les habitats naturels, à mettre un terme
à l'extinction massive de la faune et de la flore sauvages et à faire en sorte que nos modes de
production et de consommation soient durables.
Nous recherchons un consultant pour faciliter la mise en place d'un partenariat entre deux
coopératives, des agro-industries et des institutions financières dans la région du Littoral et du
Sud du Cameroun.
Contexte et justification
Le Cameroun dispose de nombreux atouts biophysiques favorables à l'agriculture, ce qui en fait le
grenier de l'Afrique centrale. Les forêts couvrent quelque 22 millions d'hectares, et la biodiversité
riche et abondante du pays le place au deuxième rang dans le bassin du Congo (SND30).
L'agriculture est le pilier de l'économie camerounaise. Elle repose sur des cultures vivrières et de
rente, dont le palmier à huile, l'un des secteurs prioritaires selon la Stratégie de développement du
secteur rural (SDSR) 2020-2030. Le pays produit actuellement 500 000 tonnes d'huile de palme,
ce qui le place au 3e rang africain et au 12e rang mondial. Sur la base des objectifs fixés dans la
stratégie, le Cameroun ambitionne de porter sa production à 800 000 tonnes à l'horizon 2030,
contribuant ainsi à résorber le déficit en huile de palme qui pèse chaque année sur sa balance
commerciale. Le gouvernement compte sur les agro-industries et les opérateurs non industriels
pour réaliser cette ambition.
Il ne fait aucun doute que les petits exploitants sont des acteurs importants dans le secteur du
palmier à huile puisqu'au Cameroun, ils occupent une surface estimée à environ 100.000 hectares
contre 58.860 hectares couverts par les trois grandes agro-industries avec une production annuelle
estimée à 60% et 40% pour les petits exploitants. Historiquement, les régimes de petites
exploitations ont été parrainés ou soutenus par les principales sociétés de culture et de production
de palmiers à huile (CDC, PAMOL et SOCAPALM). Toutefois, ces programmes n'ont pas été
pleinement opérationnels pour plusieurs raisons, notamment l'absence d'un cadre de collaboration
approprié. Les relations entre les petits exploitants et les principales agro industries ont, dans la
plupart des cas, été établies sur une base individuelle (initialement encouragées par le programme
FONADER des années 1970, qui exigeait que les petits exploitants souhaitant bénéficier du
programme signent des contrats individuels avec les principales compagnies), ce qui rend difficile
l'optimisation des avantages pour les petits exploitants.
Aujourd'hui, il existe un regain d'intérêt pour la revalorisation du rôle des petits exploitants dans
le secteur du palmier à huile. Cette volonté s'exprime clairement dans la stratégie nationale en
cours d'élaboration pour le secteur du palmier à huile. Ce processus adopte une large perspective
en tenant compte des réalités sociales, environnementales et économiques. Dans cette perspective,
le WWF Cameroun s'est efforcé d'assurer une bonne organisation des petits exploitants afin de
faciliter la collaboration avec les principales sociétés de palmiers à huile dans les paysages clés.
Au fil des ans, le WWF et ses partenaires ont contribué à la facilitation et à la restructuration
d'environ six coopératives dans le secteur de l'huile de palme, dont deux récemment dans les
coopératives de Ngwei et de Lokoundjé.
Sur la base de ce travail, le WWF recherche donc un consultant expérimenté pour faciliter
l'établissement d'un partenariat entre les coopératives de petits exploitants (SCOOP
COPPALMCAM et SCOOCA2N), les agro-industries (SOCAPALM) et les institutions
financières (BICEC, Afriland, La Regionale etc). Cette mission s'appuiera sur les précédentes
consultations de terrain menées par le WWF autour de la SOCAPALM pour sensibiliser les petitsexploitants aux opportunités de partenariat entre les petits exploitants, les agro-industries et les
institutions financières.
Objectif
Faciliter l'établissement d'un partenariat mutuellement bénéfique entre deux coopératives de petits
exploitants de palmiers à huile à Ngwéi et Lokoundjé, la SOCAPALM et une institution financière
afin de promouvoir la production durable de palmiers à huile, d'améliorer les moyens de
subsistance et de garantir la durabilité de l'environnement.
Qu'attend-on du consultant ?
En étroite collaboration avec le responsable des coopératives et des industries
• Déterminer les relations actuelles entre les coopératives, l'agro-industrie et les institutions
financières.
• Faciliter la consultation initiale avec la coopérative, l'agro-industrie et l'institution
financière pour établir les attentes et les priorités des coopératives et de l'agro-industrie
dans le cadre d'un partenariat (définir et documenter les attentes, identifier les domaines
d'intérêt mutuel et la collaboration potentielle).
• Proposer un modèle de partenariat qui s'aligne sur les lois locales, les normes de l'industrie
et les objectifs de développement durable.
• Rédiger un protocole d'accord ou un accord de partenariat.
• Organiser et faciliter des séances de négociation conjointe entre les coopératives, l'agroindustrie et les institutions financières afin de finaliser les termes du partenariat.
• Faciliter la signature de l'accord de partenariat entre les coopératives, l'agro-industrie et les
institutions financières.
Livrables
• Projet de cadre de partenariat, y compris le modèle de partenariat proposé et le protocole
d'accord ou l'accord de partenariat.
• Rapport complet détaillant le processus de consultation, les résultats et les
recommandations pour la durabilité du partenariat.
Durée et calendrierLa mission devrait débuter entre Janvier et Mars 2025. Elle évoluera en fonction du calendrier
des différentes activités.
De quoi avez-vous besoin pour postuler ?
Profil du consultant
Compétences et qualifications
• Vaste expérience du travail avec les communautés locales et en particulier avec les groupes
d'agriculteurs.
• Connaissance de la dynamique de groupe, de la gouvernance des groupes communautaires
• Connaissances en matière d'administration et de gestion.
Expertise et expérience
• Maîtrise en sciences sociales, agronomie et/ou toute discipline connexe.
• Au moins 5 ans d'expérience professionnelle pertinente dans le domaine de l'organisation
de base, du développement communautaire et du développement de partenariats, en
particulier dans le secteur agricole ou agro-industriel.
• Connaissance avérée du secteur du palmier à huile et de la dynamique des coopératives au
Cameroun ou dans des contextes similaires.
• Excellentes compétences en matière de communication et d'engagement des parties
prenantes
• Solides compétences en matière de facilitation, de négociation et de résolution des conflits.
• Expérience dans la rédaction d'accords et de cadres de collaboration.
• Excellente connaissance de l'anglais et du français (à l'oral et à l'écrit).
• La connaissance des langues locales et de la structure socioculturelle de la zone du projet
en général est un avantage.
Comment postuler ?
Les candidats intéressés doivent soumettre les documents suivants dans un seul fichier PDF :
1. Proposition technique :
• Commentaires démontrant la compréhension de la mission.
• Une déclaration claire décrivant pourquoi le consultant est un candidat approprié.
• Une méthodologie et un plan de travail détaillés.
• Une description des produits à livrer.
2. Proposition financière :• Incluant tous les coûts associés à la mission (honoraires du consultant, frais de
déplacement, etc.), y compris les taux (horaires et/ou jours-hommes).
3. Curriculum Vitae (CV) :
• Mettant en évidence l'expérience et les qualifications pertinentes.
• Résultats d'au moins deux missions similaires.
4. Références :
• Coordonnées d'au moins deux références professionnelles.
Toutes les offres doivent être soumises à l'adresse suivante : recruit-cam@wwfcam.org
Préciser en objet de votre courriel de candidature : “Partnership agro industries and financial
institutions”
Date limite de dépôt des candidatures : Le 03 Janvier 2025 à 17h00
Veuillez noter que seuls les candidats présélectionnés seront contactés.
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