OFFRE D'EMPLOIS : CHARGÉ DE LA TRANSFORMATION ET DE LA CONSOLIDATION DU PLAN DE L’ECONOMIE FORESTIERE - PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement
Invitation à soumettre une offre pour
RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT CHARGÉ DE LA TRANSFORMATION ET DE LA CONSOLIDATION DU PLAN DE L’ECONOMIE FORESTIERE.
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) met actuellement en œuvre un projet de recrutement qui requiert les services d'une personne pour effectuer le travail décrit dans le présent document.
En considération de vos qualifications, nous vous invitons par la présente à soumettre une offre pour cette mission particulière. Pour vous aider à comprendre les exigences de cette mission, nous avons joint à la présente le document suivant :
Les termes de référence de la mission décrite ci-dessus ;
La lettre standard de confirmation d'intérêt et de disponibilité, que vous devez remplir et soumettre au PNUD ; et
Le contrat individuel et ses conditions générales, que vous devrez signer si vous êtes l'offrant sélectionné dans le cadre de cette procédure de passation de marché.
Si vous êtes intéressé et décidez de soumettre une offre pour cette mission, veuillez la soumettre directement sur le portail des fournisseurs en ligne au plus tard à la date limite indiquée dans le système.
COMMENT POSTULER ?
LA SOUMISSION DES DOSSIERS DE CANDIDATURES SE FAIT UNIQUEMENT SUR LE SITE WEB : https://procurement-notices.undp.org/
Date limite de réception des dossiers de candidature : 02 Novembre 2025
OPERATIONNALISATION DU PARTENARIAT CAMEROUN-CAFI
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RECRUTEMENT DES CONSULTANTS CHARGÉS DE L’ELABORATION DU PLAN DE L’ECONOMIE
FORESTIERE DU CAMEROUN
I. Information sur la position
Intitulé du Poste/Service attendu : RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT CHARGÉ DE LA TRANSFORMATION
ET DE LA CONSOLIDATION DU PLAN DE L’ECONOMIE FORESTIERE.
Nombre de postes : 1
Niveau du (des) Poste (s) ou Prestation (Local ou International) : Local
Nature de la consultation (Support/ Substance) : Support
Type de contrat : IC
Type d’affectation (Home based ou sur site) : Home based
Lieu d'affectation : MINEPAT- Cameroun
Durée de la mission : 3 mois soit 90 jours
Date estimative de démarrage de la mission : 15/10/2025
II. Contexte et Objectif
TERMES DE REFERENCE
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CONTEXTE
Le Cameroun, dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision 2035 du Chef de l’État, a adopté en 2020 la Stratégie
Nationale de Développement (SND30) qui ambitionne de procéder à la transformation structurelle de l’économie en
opérant des changements dans les structures productives, industrielles, financières, administratives, sociales et
environnementales afin de favoriser une croissance économique forte, une prospérité partagée. La SND30 constitue
la deuxième phase de la Vision de développement du pays à l’horizon 2035. Elle vise entre autres objectifs de porter
la part du secteur secondaire dans le PIB de 28, 2% en 2018 à 36, 8% à l’horizon 2030.
La SND30 vise comme principal objectif l’industrialisation et en particulier la transformation structurelle à travers le
développement de neuf filières prioritaires que sont : (i) énergie, (ii) agro-industrie, (iii) numérique, (iv) Forêt-Bois, (v)
Textile-Confection Cuir, (vi) Mines-Métallurgie-Sidérurgie, (vii) Hydrocarbures Pétrochimie-Raffinage, (viii) ChimiePharmacie, et (ix) Construction, Services, Professionnels, Scientifiques et Techniques. L’économie forestière est
d’autant plus stratégique pour le Cameroun dans la mesure où le pays a des avantages comparatifs significatifs en
la matière. En effet, le Cameroun possède une couverture forestière étendue, avec environ 22 millions d'hectares de
forêts. Près de 39 % du territoire national est classé au sein du domaine forestier permanent, dont une partie en
aires protégées et l’autre en concessions forestières, forêts communales et zones d’intérêt cynégétiques exploitables.
Ce patrimoine forestier produit de la matière première pour les activités industrielles.
Toutefois, le pays est confronté à certains défis tels que ceux de la déforestation et de la dégradation des forêts, liés
aux activités de développement tels que l’agriculture, l’exploitation forestière illégale, l’exploitation minière,
notamment quand elle est illégale, l’urbanisation, etc. D’après l’atlas des pertes du couvert forestier élaboré en 2020,
le Cameroun perd environ 0,35% de sa couverture forestière chaque année.
C’est dans le même ordre d’idées que le pays a souscrit aux autres engagements internationaux tels que la
Déclaration de Glasgow sur les Forêts et l'Accord de Paris, qui visent à réduire la déforestation et promouvoir une
gestion durable des ressources naturelles. Le Plan de Convergence de la COMIFAC, le Programme Sectoriel ForêtsEnvironnement, la Stratégie Nationale REDD+ ainsi que la CDN et bientôt le Plan National Climat, sont autant
d’instruments opérationnels visant à s’assurer du respect de ces engagements.
Le Cameroun a subi les perturbations de l’activité économique mondiale. Après une croissance estimée à 3,7% en
2019, l’économie camerounaise a enregistré une régression de 1,1% en 2020, et ce pour la première fois depuis 30
ans (INS, 2021). La croissance du secteur primaire a ralenti, passant de 2,4% en 2019 à 0,2% en 2020. Les branches
« Agriculture industrielle d’exportation » et « Sylviculture et exploitation forestière » ont enregistré des contractions,
en lien avec la baisse de la demande de nos partenaires commerciaux, eux-mêmes en proie à une sévère récession
économique. Par ailleurs, les branches « Agriculture vivrière » et « Élevage et chasse » ont connu un ralentissement
des activités, en relation avec la baisse des activités dans les industries agroalimentaires, ainsi que les restaurants
et hôtels.
Sur la même période, on a assisté à une diminution des exportations de 579,6 milliards de FCFA couplée à une
diminution des importations de 635 milliards de FCFA. Le taux de couverture des importations par les exportations
s’est détérioré de 5,7 points de pourcentage par rapport à 2019, pour s’établir à 56,3 %. En 2022, hors pétrole brut,
le solde commercial devient de plus en plus négatif : le déficit se chiffre à 2.943 milliards FCFA, soit une aggravation
de 496 milliards de F CFA (20%) par rapport à l’année 2021. Si l’on exclut également le gaz naturel, le déficit
s’aggrave davantage atteignant 3.495 milliards F CFA, soit une augmentation de 846 milliards (32% de plus par
rapport à l’année 2021).
Le Cameroun a déjà par le passé élaboré des instruments visant à promouvoir le développement de l’économie
forestière. Au rang des plus importants se trouvent la loi forestière 2024, le Schéma National d’Aménagement et de
Développement du Territoire (2018), la Stratégie de Développement du Secteur Rural (SDSR)/PNIA), la Stratégie
2020 du sous-secteur forêt et faune (SSFF), le cadre stratégique de performance du MINFOF 2022-2030, le Plan
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national de développement des produits forestiers non ligneux (PNDFNL) de 2024, le Programme National de
Développement des Plantations Forestières 2020, le National biodiversity Strategies and action plans (NBSAPs 3)
2024, la stratégie nationale de la filière bambou au Cameroun, le schéma d’aménagement et mécanisme de
financement pour les aires protégées du Cameroun (2019-2035), le programme de conservation et de sécurisation
des aires protégées du Cameroun, la Stratégie Nationale Intégrée de Gestion Durable des Terres (2011) , la loi
portant code général des CTD de 2019, etc. Ces instruments qui sont mis en œuvre adressent principalement les
actions à mener pour garantir l’intégrité territoriale, le renouvellement, la sécurisation et la valorisation des ressources
forestières et fauniques.
Malgré les divers efforts consentis par le gouvernement, la contribution du secteur forestier à l’économie est
structurellement faible et stagnante relativement à son potentiel. Selon l’INS 2023, la part du secteur sylviculture et
exploitation forestière dans le PIB oscille entre 3,7% et 3,9% entre 2019 et 2023. Elle varie entre 1,2 et 1,3% en ce
qui concerne les industries du bois, hors fabrication des meubles. Les forêts du Cameroun représentent un capital
naturel abondant, varié, divers et diversifié qui reste peu connu et pas suffisamment valorisé. Ce capital naturel est
composé de ressources biologiques et non-biologiques, y compris la séquestration du carbone et la fourniture de
services multiples aux populations vivant dans ou de la forêt. Avec la dynamique en cours concernant la finance
climatique et l’opérationnalisation des mécanismes de marché de l’Accord de Paris lors de la COP 29, le
développement de l’économie forestière s’avère être une nécessité car ceci pourrait permettre à notre pays de
mobiliser des financements additionnels pour les activités de développement socio-économique. Par ailleurs, les
évaluations faites concernant le bilan carbone par zone agroécologique montrent que le Cameroun dispose d’un
potentiel important de séquestration de carbone.
L’économie forestière comprend plusieurs composantes interconnectées qui sont actives sur les mêmes territoires,
au sein du domaine forestier permanent, d’une part, et au sein du domaine forestier non permanent, d’autre part. La
première et la plus importante économiquement concerne l’exploitation du bois d’œuvre dans les forêts naturelles.
Une partie de ce bois est transformée au Cameroun et, avec la mise en application de la décision d’interdiction
d’exportation des grumes, tous les bois devront être transformés sur place, renforçant les impératifs d’investissements
industriels et artisanaux.
La production forestière concerne également le bois énergie et les bois de services, dont les volumes sont très
importants mais généralement pas ou peu comptabilisés et pris en compte dans les statistiques de l’économie
forestière. Elle concerne également les forêts et bois de plantation qui ont vocation à contribuer à la restauration des
paysages forestiers et à contribuer à la production de ligneux et de non ligneux.
A côté des filières ligneuses, l’économie forestière fait appel aussi aux produits forestiers non ligneux le plus souvent
d’origine végétale. Les PFNL jouent un rôle important tant sur le plan socio-économique qu’environnemental. Ils
désignent les ressources forestières autres que le bois d’œuvre, comme les fruits, les feuilles, les écorces les racines,
les champignons, le miel, la gomme, les résines, et les produits issus de la faune. Malgré leur importance, les PFNL
font face à des défis tels que l’exploitation non durable, l’absence de règlementation efficace, le manque d’accès aux
marchés internationaux et la déforestation.
A côté des PNFL cités, l’économie forestière concerne également tous les produits et services autres que le bois qui
proviennent de la forêt : petits et grands gibiers dans le cadre de la petite et de la grande chasse, conservation et
valorisation de la biodiversité animale et végétale au sein du réseau national des aires protégées, tourisme de vision
et tourisme de chasse, eaux et réseaux hydrographiques...
Au-delà des activités économiques ligneuses et non-ligneuses, une nouvelle économie apparaît progressivement
autour de la finance climatique, des nouveaux mécanismes de financement basés sur les paiements pour services
environnementaux (carbone, biodiversité, eau) ou sur les surfaces forestières préservées.
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En réalité, il est temps de repenser l’économie forestière de manière holistique, incluant toutes les formes de
valorisation économique, environnementale et sociale des espaces forestiers, incluant de ce fait les institutions
nationales en charge des forêts, de l’agriculture, de l’élevage, de l’industrie, des services, de l’économie, de la
planification des territoires, de l’artisanat, etc. et les institutions décentralisées telles les communes et les régions.
Le Plan Directeur de l’Industrie (PDI) validé en 2016 défini le secteur forêt-bois comme un de ses piliers. Toutefois,
la mise en œuvre de cet instrument s’est heurtée à des contraintes structurelles liées au mode de mise en œuvre
des actions définies. En effet, le PDI est assis essentiellement sur la logique du financement des investissements par
le Budget d’Investissement Public (BIP) de l’Etat. Cette caractéristique qui est également commune aux instruments
suscités rend leur mise en œuvre peu probable dans la mesure où la conjoncture économique est de plus en plus
difficile pour la mobilisation des ressources financières et par conséquent l’accroissement de l’investissement public.
De plus, les instruments de pilotage de l’économie forestière existants n’adressent pas suffisamment les évolutions
récentes de l’environnement économique et juridique du pays. On peut citer entre autres l’adoption en juillet 2023
d’une Loi fixant le régime général des contrats de partenariat public-privé qui reconfigure les fondamentaux de la
collaboration entre l’État et le secteur privé pour la réalisation des projets d’intérêt économique. Il en est de même
pour la Zone de Libre Échange Continental Africaine qui constitue une réelle opportunité pour la transformation locale
du bois en vue des exportations, et qui est effective au Cameroun depuis le 1er janvier 2021. Il convient également
de mettre l’emphase sur l’ensemble des mesures préconisées par le gouvernement dans le cadre de l’arrêt de
l’exportation du bois sous forme de grumes, qui tardent à être opérationnalisées.
Les mesures prises au niveau de la CEEAC, incitatives au développement du commerce intracommunautaire des
produits forestiers ne sont pas suffisamment appliquées (la décision sur la défiscalisation des bois destinés au marché
domestique, la gestion des corridors, la libre circulation des biens et des personnes, etc.). La filière bois est à la
croisée des chemins avec d’importants défis liés à l’application des nouvelles règlementations internationales (la
convention sur la CITES, le RDUE, les APE, l’APV-FLEGT/RBUE, etc.).
Au regard de tous ces enjeux, il semble pertinent pour le gouvernement de développer un plan de développement de
l’économie forestière permettant d’atteindre les objectifs de la SND30.
Dans cette perspective, le Gouvernement a signé le 07 octobre 2024, une lettre d’intention visant à soutenir les efforts
de gestion durable des ressources forestières avec en perspective une mobilisation de 2,5 milliards de dollars US
pour soutenir la phase de mise à l’échelle du partenariat. Ce partenariat Gouvernement-CAFI contribuera
substantiellement à l’atteinte des objectifs opérationnels de la SND30. À cet effet, l’élaboration d’un plan agroindustriel (PAIN) opérationnel rentre dans le cadre de la mise en œuvre de cette lettre d’intention. La formulation
dudit plan appelle la mise en cohérence d’un ensemble de compétences à la fois dans les maillons des chaînes de
valeur des filières agropastorales et halieutiques.
Dans le cadre de cette réflexion holistique, l’initiative CAFI s’est présentée comme une opportunité pour développer
ce plan de développement de l’économie forestière dans sa globalité multifonctionnelle, intégrant également la prise
en compte des besoins de croissance et de sécurité alimentaire, et les besoins de productions de services, tout en
préservant les limites du domaine forestier permanent. En effet, la vision du CAFI est de contribuer à la préservation
de la forêt et à son utilisation rationnelle. Le CAFI se propose d’accompagner le Gouvernement dans la mise en
œuvre de ses priorités stratégiques, notamment en matière de gestion durable de ses ressources forestières. En
particulier, l’initiative CAFI soutient l’opérationnalisation des orientations et priorités de la SND30 qui sont soucieuses
d’une préservation du couvert végétal du pays.
Le présent terme de référence est élaboré en vue du recrutement d’un (01) CONSULTANT CHARGÉ DE LA
TRANSFORMATION ET DE LA CONSOLIDATION DU PLAN DE L’ECONOMIE FORESTIERE, sous le regard de
l’équipe d’encadrement du processus.
OBJECTIFS
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Cette étude vise à élaborer le plan national de développement de l’économie forestière pour le Cameroun. Ce plan
devra proposer des initiatives, des projets et des réformes majeures à mettre en œuvre pour attirer les
investissements et impulser la contribution du secteur forestier, au sens le plus large, à l’économie nationale.
De façon spécifique il sera question de :
• Collecter des données auprès des parties prenantes dans la perspective d’identifier les initiatives porteuses
dans les thématiques clés de l’économie forestière;
• Produire un état des lieux et diagnostic de l’économie forestière au sens i) des principales filières de produits
ligneux, ii) des principales filières des produits forestiers non ligneux, (iii) des principales filières
économiques de produits et services autre que le bois (chasse, conservation, tourisme, etc.), et iii) des
nouvelles opportunités économiques liées à la finance climatique. Cela comprend notamment :
o L’identification et la caractérisation de toutes les principales filières rattachées et leurs bassins de
production ;
o L’identification et la caractérisation des principaux types d’acteurs intervenant dans les chaînes des
valeurs des filières concernées dans les principaux pôles de production;
o Présentation de l’historique récent des initiatives majeures mises en œuvre par l’État et ses
partenaires techniques et financiers, publics et privés;
o Faire une analyse globale de l’offre et de la demande des principaux produits sur les marchés
locaux et internationaux;
o Analyse des cadres institutionnels et règlementaires et identification des besoins d’améliorations;
o Présentation des facilités existantes mises en œuvre par le gouvernement pour inciter l’implication
des opérateurs dans les filières;
o Faire une analyse FFOM rattachée à chaque filière principale;
o Identification d’actions à promouvoir pour booster les principales filières.
• Définir les objectifs opérationnels du plan ;
• Identifier les principales filières à fort potentiel de croissance de l’économie forestière et leurs interactions à
l’intérieur d’un même paysage ;
• Prioriser les initiatives les plus porteuses pour l’économie forestière ;
• Proposer des mécanismes d’optimisation des filières innovantes peu ou pas connues, notamment le marché
carbone, les services écosystémiques, etc. ;
• Constituer un portefeuille de projets et de réformes pour le développement de l’économie forestière dans
ses quatre grandes composantes (forêt-bois, PFNL et autres que le bois (chasse, conservation, tourisme,
etc.) nouveaux modèles de financement);
• Proposer un plan d’action en vue de l’opérationnalisation des initiatives pertinentes ;
• Produire le Plan de développement de l’économie forestière du Cameroun.
III. Résultats attendus
Les résultats attendus de cette prestation sont entre autres :
• une analyse diagnostique et holistique de l’économie forestière est réalisée. Cette analyse mettra en
évidence les modèles réussis de développement de l’économie forestière ses quatre angles bois, PFNL,
autres que le bois (chasse, conservation, tourisme, etc.) et les PFNL et nouvelle économie, la situation des
diverses filières et leurs potentialités, etc.
• les objectifs opérationnels sont formulés, les initiatives et réformes pour la transformation de l’économie
forestière, assorti des mécanismes associés, sont identifiés ;
• les principaux réservoirs potentiels de croissance de l’économie forestière sont identifiés ;
• les initiatives existantes porteuses de croissance sont analysées ;
• les mécanismes d’optimisation des filières innovantes peu ou pas connues, notamment le marché carbone,
les services écosystémiques sont présentés et analysés;
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• le portefeuille de projets et de réformes juridiques, réglementaires et fiscales pour le développement de
l’économie forestière sur l’ensemble du territoire est constitué;
• le plan d’action en vue de l’opérationnalisation des initiatives pertinentes est clairement défini ;
• le plan de développement de l’économie forestière est produit et validé.
IV. Fonctions/responsabilités/Tâches
La mission du consultant s’inscrit dans un cadre de collaboration avec quatre autres consultants (un (01) consultant
en charge de la production et transformation ligneuse, un (01) consultant en charge de la valorisation des Produits
Forestiers Non-Ligneux (PFNL), un (01) consultant en charge de la valorisation des produits autres que le bois et les
PFNL, de la faune et de l’écotourisme et un (01) consultant en charge de la valorisation des nouveaux mécanismes
de financement, sous la supervision de Equipe Focale CAFI au MINEPAT. Cette équipe est chargée entre autres de
mobiliser les partenaires institutionnels et techniques nécessaires à la conduite de l’étude, ainsi que d’organiser les
ateliers et réunions prévues, de faciliter l’introduction des consultants et de déployer un mécanisme de mobilisation
des données au niveau local. Il facilite également l’accès aux documents pertinents et veille à la bonne coordination
entre les consultants recrutés pour assurer une étude approfondie et cohérente.
Le consultant en charge de la transformation et de la consolidation du plan de l’économie forestière sera
chargé :
- de consolider l’activité des consultants intermédiaires ;
- de formuler les objectifs opérationnels du plan ;
- de produire le Plan de développement de l’économie forestière du Cameroun.
- de préparer des rapports détaillés et des présentations pour les décideurs et les partenaires, mettant en
avant les principales conclusions du processus d’élaboration du plan.
- d’assurer l’animation technique des ateliers et réunions de groupe de travail.
V. Méthodologie indicative (si applicable)
Pour assurer une bonne conduite du processus et faciliter la production du Plan de l’Economie Forestière (PFB), le
consultant en charge de la transformation et de la consolidation du plan de l’économie forestière travaillera
en étroite collaboration avec les quatre autres consultants et sous la supervision de l’Equipe Focale CAFI au
MINEPAT, qui veillera à la bonne conduite des travaux et facilitera l’introduction des consultants auprès des
différentes parties prenantes.
En outre, le consultant mobilisé devrait être soumis aux exigences suivantes, en lien avec sa thématique :
- Présentation d’une note méthodologique (la compréhension des TDRs, méthodologie de travail,
chronogramme, etc.) ;
- Présentation d’un rapport d’état des lieux et diagnostic détaillé sur l’économie forestière au Cameroun assorti
des enjeux et défis à relever ainsi que d’une synthèse du document ;
- Définition des objectifs opérationnels et des priorités du plan;
- Elaboration du cadre de financement, de mise en œuvre et de suivi-évaluation du plan
- Présentation d’un rapport ressortant les différentes initiatives porteuses, leurs modèles économiques et leurs
mécanismes de financement prenant en compte celles liées au maillon transformation sélectionnées de
concert avec le consultant en charge de la coordination et de la compilation ;
- Présentation du portefeuille de projets pour le développement du sous-secteur agro-industrie assortis des
actions, mesures d’accompagnements et des réformes prioritaires ;
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VI. Livrables
Le consultant devrait produire, de concert avec le consultant en charge de la consolidation et des industries de
transformation, :
- un (01) rapport de démarrage des travaux;
- un (01) rapport d’état des lieux et diagnostic de la thématique assorti d’une synthèse ;
- un (01) Plan de l’Economie Forestière au Cameroun
V.II Durée de la mission et Chronogramme
Consultant Durée (hommes-jours) Justification
Consultant en charge de la
transformation et de la consolidation
du plan
90 jours En raison de la nécessité de la mise
en cohérence et du besoin de
compilation
VI. Compétences fonctionnelles
Catégorie de
compétence
Compétence spécifique Justification
Compétences
techniques
Compétences dans la gestion forestière au
Cameroun et/ou le dans le bassin du Congo
Indispensable pour identifier les
opportunités et contraintes de la
faune
Compétence en chaine de valeur forestière pour les
produits autres que le bois
Indispensable pour l’analyse des
chaines de valeur de la filière
Compétence dans le montage et financement des
projets
Nécessaire pour garantir des
approches résilientes et plus
compétitives
Compétences dans l’élaboration et la mise en œuvre
des instruments/outils de planification au Cameroun
(Expertise en planification stratégique);
Permet d’augmenter les
rendements tout en maîtrisant les
coûts.
Expériences avec 03 à 05 projets similaires dans le
bassin du Congo
Indispensable pour mieux
adresser les défis et enjeux
Compétences
linguistiques
Français et anglais courants Indispensable pour rédiger et
communiquer efficacement avec
les parties prenantes.
Compétences
interpersonnelles
Animation de consultations avec les acteurs de la
filière
Essentiel pour assurer l’inclusion
des acteurs de la filière.
Compétences
numériques
Maîtrise des outils bureautiques et collaboratifs
(Excel, Word, PowerPoint)
Utilisé pour le traitement et la
présentation des données
agricoles.
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VII. Qualifications requises des experts (Consultants)
Catégorie de
compétence
Compétence spécifique Justification
Formation
académique
BAC+5 en économiste, Agroéconomiste, économie forestière ;
Niveau requis pour les analyses sur la
transformation et la consolidation du plan
Expérience
professionnelle
Minimum de 25 ans dans le domaine
concerné
Ancienneté nécessaire pour garantir une expertise
dans l’analyse et la valorisation de l’économie
forestière
Capacité de travail
en équipe
Justifier d’un bon esprit d’équipe
VIII. Les critères d’évaluation voir détail en annexe)
L’évaluation des offres se déroule en deux temps. L’évaluation des propositions techniques est achevée
avant l’ouverture et la comparaison des propositions financières.
La proposition technique sera évaluée sur son degré de réponse par rapport aux termes de référence et sur
la base des critères suivants :
CRITERES POINTS
Eligibilité
Bac+5 en économie, en agroéconomie, économie forestière Oui/Non
Expérience professionnelle dans l’élaboration des politiques, stratégies ou projets forestiers Oui/Non
Évaluation technique (Total : 100
points)
Expérience probante dans l’analyse et la valorisation de l’économie forestière
25 ans ou plus (25 pts)
10 – 24 ans (15 pts)
Moins de 10 ans (05 pts)
25
Expertise en planification stratégique et opérationnelle
Avoir élaboré ou participé à l’élaboration d’au moins 3 instruments ou outils de planification dans le secteur
du secteur rural et du sous-secteur forestier (15 pts)
Avoir une compétence des outils de planification nationaux au Cameroun (10 pts)
15
Pertinence de la méthodologie pour l’analyse de l’économie forestière
Méthodologie détaillée assortie d’un chronogramme réaliste (15 pts)
Méthodologie détaillée sans chronogramme (7 pts)
15
Avoir déjà traité au moins 03 projets similaires dans le bassin du Congo
Au moins 03 projets similaires (20 pts)
Moins de 03 projets similaires (10 pts)
Aucun projet similaire (0 pts)
20
Compétences dans la gestion forestière dans le bassin du Congo 10
Excellente maîtrise concomitante du français et de l’anglais 7
Maîtrise des outils TICs (Excel, logiciels statistiques, SIG) 8
TOTAL NOTE TECHNIQUE 100
Seront jugées qualifiées, les propositions techniques qui obtiendront 70% de la note maximale de 100 points ; cette
note technique sera pondérée a 70%.
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Dans une deuxième étape du processus d’évaluation, les enveloppes financières seront ouvertes et les offres
financières comparées.
Le marché ou le contrat sera attribué aux consultants/cabinet suivant les deux (02) options ci-après :
1. Au Consultant/cabinet techniquement qualifié ayant présenté l’offre financière la plus basse parmi les
consultants techniquement qualifiés ; Applicables pour les services de support ou de nature relativement
simple suivant les exigences des TDRs ;
2. Au Consultant/Cabinet ayant présenté le meilleur score combiné - rapport qualité/prix, évaluation cumulative
- (Technique pondérée à 70% + Financière à 30%). Applicable pour les services intellectuels plus
complexes suivant les exigences des TDRs;
Cette note financière combinée à 30% est calculée pour chaque proposition sur la base de la formule
suivante : Note financière A = [(Offre financière la moins disante)/Offre financière de A] x 30
N.B : Les services demandeurs détermineront avec les Opérations l’option la plus adaptée en fonction de
leurs besoins.
IX. Jalons de paiement
Livrables Délais %
1
ère Tranche 15 OCTOBRE 2025 20
2
ème Tranche 30 NOVEMBRE 2025 40
3
ème Tranche 15 JANVIER 2026 40
TOTAL 100%
- ANNEXE 01-
CRITERES D’EVALUATION
MODELE 01- Consultants Uniquement
Critères d’évaluation Points
Le/la soumissionnaire a-t-il/elle le profil requis pour réaliser la mission ? 20
Le/la soumissionnaire a-t-il/elle explicité de façon claire et précise l’objectif de la mission ? 20
La méthodologie et les outils proposés sont-ils appropriés aux produits décrits/attendus
dans les TDR ? 30
La méthodologie et le chronogramme proposés sont-ils cohérents et réalistes pour garantir
la réalisation effective des produits attendus de la mission ?
30
Total note technique 100
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