Termes de référence
Evaluation finale du projet de Renforcement de l’Engagement des Acteurs Locaux dans la Gouvernance des Ressources naturelles dans le Septentrion Cameroun (REAL-GRNS)
I- Descriptif des Termes de référence
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Projet :
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Renforcement de l’Engagement des Acteurs Locaux dans la Gouvernance des Ressources Naturelles dans le Septentrion Cameroun (REAL-GRNS)
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Activités de la mission :
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Evaluation finale du projet REAL-GRNS
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Poste :
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Consultant individuel ou Cabinet d’étude
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Mission :
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Réaliser une évaluation externe finale du projet REAL-GRNS selon les critères OCDE, en intégrant les dimensions de genre, de droits humains et d’inclusion.
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Date et lieu :
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Prévision : 05/05 au 25/05/2026 (dates indicatives)
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Zone de conduite du projet :
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Régions Centre (Yaoundé), Adamaoua (Djerem, Vina, Mbéré, Mayo-Banyo) et Nord (Mayo-Louti, Mayo-Rey, Benoué, Faro),
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Volume (jours)
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Vingt et un (21) jours ouvrables
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Lignes Budgétaires
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Ligne 5.4
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II- Généralité/Contexte
La partie Septentrionale du Cameroun (constituée de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua) est une zone riche en diversité culturelle et en ressources naturelles (mines, flore, faune, terres agricoles et parcours pastoraux). Cette richesse, loin d’éliminer les vulnérabilités, expose davantage les populations à des tensions d’accès, d’usage et de contrôle des ressources.
Des impacts du changement climatique (la sécheresse, les pluies diluviennes et les inondations), tensions liées à l’utilisation des terres (la création de parcs et réserves diverses, affectations de terres pour les projets de développement) aux défis sécuritaires (Boko-Haram et la crise en RCA avec la porosité des frontières) ; le contraste entre ces richesses et le niveau de pauvreté qui prévaut dans la région est assez frappant. Une situation qui est sans doute la résultante d’une concurrence acharnée de droits divers sur ces ressources. Aussi, entre les besoins de développement de la Nation et ceux très souvent jugés d’élémentaires pour les communautés (tel que le droit à une alimentation saine, le droit à l’information, le droit à la consultation, etc.), la raréfaction des ressources et terres fertiles se précise.
Face à ces défis, la réponse locale a souvent été limitée, en raison de la faible mobilisation de la société civile. Les raisons d’être de cette situation sont nombreuses. Si dans certaines zones, leur absence pouvait en être la cause ; dans d’autres où elles existent, on peut apprécier des limites de nature distincte. Aussi et entre autres limites, on peut citer :
- De faibles capacités techniques et opérationnelles pour adresser de manière cohérente et structurée les problèmes observés,
- Des interventions parfois dispersées, peu articulées avec les priorités locales et insuffisamment inscrites dans une approche intégrée de paysage et d’inclusion sociale.
Au regard de ce constat, et à la suite de plusieurs années d’intervention dans la région sur les thématiques liées à la gestion des ressources naturelles, le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED), Forêts et Développement Rural (FODER) et le Réseau de Lutte contre la Faim (RELUFA) ont décidé de mutualiser leurs expertises, leurs réseaux et leurs approches d’intervention. Cette mutualisation vise à promouvoir une utilisation responsable des ressources naturelles et à favoriser un développement communautaire inclusif, porté par les organisations de la société civile locale.
C’est dans ce sens qu’est mis en œuvre depuis le 16 janvier 2023, le projet Renforcement de l’Engagement des Acteurs Locaux dans la Gouvernance des Ressources Naturelles dans le Septentrion Cameroun. Il faut relever que le projet a trois principaux volets d’intervention à savoir :
- La gouvernance foncière dont le lead est assuré par le CED ;
- Les questions liées à l’Exploitation minière avec l’expertise technique du FODER ;
- Et enfin ; la sécurité alimentaire et la résilience des systèmes alimentaires confié à l’expertise du RELUFA.
2.1- Objectifs de l’action
L’action envisagée vise à renforcer les capacités individuelles et collectives des OSCs et des réseaux d’OSCs afin qu’ils soient capables d’influencer et de soutenir le développement inclusif de leurs communautés dans le domaine de la Gestion des ressources naturelles.
De manière spécifique il s’est agi de :
§ Améliorer l’expertise de la société civile dans la gestion des ressources naturelles ainsi que la compréhension par les acteurs locaux et les communautés des problématiques liées à la gestion des ressources naturelles ;
§ Accroître la participation effective des OSC (y compris et de manière ciblée des OSC de femmes) à la gouvernance des ressources naturelles et appuyer les initiatives en faveur de la préservation de l’environnement et des pratiques culturales durables.
2.2- Résultats attendus
Le projet devrait conduire à la réalisation des quatre produits suivants :
1) Compréhension accrue des problématiques en lien avec la gouvernance territoriale, les ressources naturelles, les systèmes alimentaires et l’égalité de genre.
2) Capacités organisationnelles et techniques des OSC locales et des réseaux accrus pour adresser les questions de gouvernance des ressources naturelles, d’égalité de genre et de sécurité alimentaire.
3) Outils et plateformes d’engagement/interactions entre les OSC locales, les médias, les autorités locales sont développées et déployés pour un meilleur suivi de la gouvernance des terres et des ressources naturelles.
4) Initiatives mises en œuvre avec l’appui des OSC formées en faveur de la préservation, la gestion durable des ressources naturelles visant le développement local, la sécurité alimentaire, la résilience aux changements climatiques, et les initiatives de lobbying/plaidoyer.
2.3- Les groupes cibles et bénéficiaires de l’action
Les groupes cibles de l’action sont : les Organisations de la Société Civile Locale (OSC), les réseaux d’OSCs et de journalistes, et les Organisations à Base Communautaires (OBC) (avec un accent particulier sur les OSC de femmes et de jeunes, ou sur les femmes et les jeunes des OSCs ciblées).
Outre ces groupes cibles, une autre catégorie de personnes sera visée par l’action. Il s’agit des bénéficiaires finaux. Sans être exhaustif il s’agit de : Outre les communautés locales (avec un accent particulier sur les femmes, les jeunes et les artisans miniers, les enfants, etc.) ; les communautés de réfugiés, de migrants, et les éleveurs transhumants actifs dans la zone de projet ; Les artisans miniers y compris les femmes et les jeunes ; les Collectivités territoriales décentralisées (communes et Régions) ; les autorités traditionnelles, les enfants orpailleurs déconcentrés des ministères sectoriels et enfin l’Etat, etc.
2.4- La zone d’intervention de l’action :
Si le champ géographique défini pour la mise en œuvre du projet couvrait deux régions de la partie septentrionale du Cameroun à savoir : l’Adamaoua et le Nord-Cameroun, l’action s’est davantage concentrée sur 17 communes spécifiques de ces régions à savoir :
Nord : Guider, Tcholliré, Poli, Figuil, Ngong
Adamaoua : Meiganga, Djohong, Banyo, Tibati, Nganha, Martap, Ngaoundal, Dir, Ngaoui,
Ngaoundéré, Mbé, Galim-Tignère.
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