Cameroun : en 2019, la société Pneupur lancera une usine de recyclage et de valorisation des pneus usagés à Bikok

(Investir au Cameroun) – Les frères jumeaux camerounais Benjamin et Frédéric Belibi, des passionnés de l’automobile, qui ont d’ailleurs fait leurs études dans ce domaine en France, peaufinent une petite révolution dans le traitement généralement réservé aux pneus usagés au Cameroun.

Grâce à l’entreprise Pneupur, qu’abrite la technopole de l’Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, ils vont lancer, au début de l’année 2019, la première unité de recyclage et de valorisation des pneus usagés au Cameroun, apprend-on de sources proches du projet.

Cameroun : en 2019, la société Pneupur lancera une usine de recyclage et de valorisation des pneus usagés à Bikok

Construite sur 3 hectares, dans la localité de Bikok, dans la région du Centre du pays, cette unité permettra de transformer les pneus usagés collectés sur le territoire national, en granulés permettant de revêtir  les sols des cours d’intérieur des bâtiments d’habitation et des terrains multisports, les sols des aires de jeu, les cours d’écoles et autres lieux de jeux d’enfants.

 Selon les promoteurs, une première prestation de revêtement sera d’ailleurs réalisée, au cours de cette année 2018, afin d’apporter la preuve de l’efficacité du concept Pneupur.

Cette unité industrielle, qui ambitionne de créer 41 emplois directs et 150 emplois indirects sur une période de 3 ans, va démarrer par une capacité de traitement de 70 000 pneus usagés, avant de monter en régime pour atteindre 150 000 pneus traités au bout de la 3ème année de fonctionnement.

L’usine de recyclage et de valorisation des pneus usagés (80% sont généralement abandonnés dans la nature, selon les promoteurs du projet) de Bikok va coûter environ 327 millions de francs Cfa (500 000 euros), mis à disposition par des opérateurs privés et des fonds d’investissements, apprend-on.

Brice R. Mbodiam

Déjà 3300 hectares aménagés pour installer de jeunes agriculteurs au Cameroun

(Agence Ecofin) – Le Programme d’appui à l’installation des jeunes agriculteurs (Paija), piloté par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), a déjà permis d’aménager 3 300 hectares de terres au total, pour le compte des jeunes bénéficiaires de ce programme du gouvernement camerounais, apprend-on officiellement.

«A la phase pilote en 2008, nous avons lancé avec deux sites. Actuellement, nous sommes à 11 sites, sur huit régions. L’Extrême-Nord et le Nord n’ont pas encore de sites, parce qu’on n’arrive pas à sédentariser les jeunes, tout le long de l’année, à cause de la pluviométrie. Nous avons à peu près 3 300 hectares de cultures sur ces sites aménagés par l’Etat. 600 jeunes y sont accompagnés dans la production.», a révélé au Quotidien gouvernemental Martial Nkoulou, le coordonnateur du Paija.

Mais, en dépit des performances réalisées jusqu’ici, le Paija fait face à d’importantes difficultés financières pour son fonctionnement optimum, soutient le coordonnateur.

«Nous n’avons pas beaucoup de financements, parce que c’est un programme qui est financé sur Bip (Budget d’investissement public, Ndlr). Il faut aussi penser à la mise en place des structures de pérennisation du projet.», suggère Martial Nkoulou.

BRM

Le Chantier naval et industriel du Cameroun licencie 270 employés pour motif économique

(Investir au Cameroun) – La direction générale du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) a résolu de procéder à la rupture du contrat de travail de 270 employés pour motif économique, à compter du 15 janvier 2018.

Selon une note d’information du 11 janvier, Forgwei Alfred Mbeng, directeur général de cette entreprise publique, affirme que ce licenciement massif est en « exécution des instructions du gouvernement de la République prescrivant un plan de redressement du Chantier naval et industriel ».

Le Dg rappelle, à cet effet, que le conseil d’administration a adopté cette mesure, le 19 juillet 2016. Il avait été décidé un plan de restructuration sur la période allant de 2015 à 2017. Ledit plan comporte un volet social dont l’objectif est d’assainir les effectifs pour une adéquation avec le niveau d’activités normal d’un chantier naval.

Aussi, indique Forgwei Alfred Mbeng, en application des dispositions du protocole d’accord du 28 novembre 2016, conclu entre la direction générale et des représentants du personnel, ceux des agents concernés par le licenciement, recevront-ils des correspondances individuelles de notification de la rupture de leur contrat de travail et indiquant le détail de leurs droits salariaux. « La finalisation de la procédure (signature des procès-verbaux de conciliation totale) donnant lieu au règlement des droits se fera à la délégation régionale du Travail du Littoral, à compter du 18 janvier 2017 », précise le Dg du Cnic.

Le plan de restructuration de la société  dont le volet social s’articule autour d’une phase de réduction des effectifs, concerne  à terme au moins 473 ouvriers sur les  750 travailleurs que compte la société offshore.

Le Chantier naval et industriel du Cameroun fait face à des grognes sociales de façon récurrente. Le chiffre d’affaires de cette entreprise a dégringolé, passant de 40 milliards FCFA à environ trois milliards FCFA, aujourd’hui.

S.A

7ème édition du Carrefour des Métiers et Bourse de l’Emploi (CMBE) – MINEFOP : du 5 au 7 décembre 2017

Le MINEFOP crée le contact entre les entreprises et les chercheurs d’emploi.

Le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP), organise du 5 au 7 décembre 2017, la 7ème édition du Carrefour des Métiers et Bourse de l’Emploi (CMBE). Cet événement comprend d’un côté, le volet Carrefour des Métiers et de l’autre, le volet Bourse de l’Emploi.

Dans le volet Carrefour des Métiers les entreprises pourront échanger avec les visiteurs (élèves, étudiants, chercheurs d’emploi de préférence et accessoirement aux parents) sur leurs expériences et faire des présentations matériels du fonctionnement de leurs structures. Un carrefour des métiers s’inscrit dans les démarches démonstratives et de découverte des techniques et méthodes d’information et d’orientation scolaire, universitaire et professionnelle. Les visiteurs auront l’occasion de découvrir les métiers et de profiter des conférences-débats et des aides à l’orientation (menés par des conseillers emploi/d’orientation) pour réviser ou concevoir, prospectiver, planifier leur projet scolaire et professionnel.

7ème édition du Carrefour des Métiers et Bourse de l’Emploi (CMBE)
7ème édition du Carrefour des Métiers et Bourse de l’Emploi (CMBE)


Pour ce qui est de la Bourse de l’Emploi elle récence et présente les offres d’emplois, de stages et les déclarations de création d’emplois ou de vacances de postes effectuées soit par les Collectivités Territoriales Décentralisées; soit par les secteurs publics, privés et parapublics. Mieux, c’est un espace informatif dédié à la mobilité professionnelle au moyen du jeu de l’offre et de la demande. On pourrait aussi en parler en termes de dispositif de gestion, de détection et d’affectation de potentiels talents.


L’édition de cette année fera une grande place aux métiers du numérique d’où le thème : « quelles formations et quels emplois au Cameroun à l’ère de l’économie numérique ? ». La cerise sur le gâteau est la présence de Jacques Bonjawo, créateur de la télémédecine et ancien cadre Microsoft, comme invité spécial.
La 7ème édition du CMBE va se dérouler à l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé.

Concours recrutement MINFOPRA des 25 et 26 novembre 2017 : Répartition des sites des épreuves écrites

REPUBLIQUE DU CAMEROUN
REPUBLIC OF CAMEROON

Paix – Travail – Patrie
Peace – Work – Fatherland

MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE
ET DE LA REFORME ADMINISTRATIVE

MINISTRY OF PUBLIC SERVICE
AND ADMINISTRATIVE REFORM

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL
GENERAL SECRETARIAT

 

COMMUNIQUÉ RADIO-PRESSE

Le Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative informe les candidats aux concours de formation et
directs pour le recrutement de personnels dans les corps des
fonctionnaires de la Météorologie, du Cadastre, du Génie Civil, de
la Production Rurale (Agriculture et Génie Rural) et de la Santé
Publique (Médecins, Pharmaciens, Chirurgiens-Dentistes,
Infirmiers et Génie Sanitaire), que les épreuves écrites desdits
concours se dérouleront les 25 et 26 novembre 2017 suivant la

répartition ci-après:

|-CETIC DE NGOA-EKELLÉ

– MÉDECINS GÉNÉRALISTES
– MÉDECINS SPÉCIALISTES
– CHIRURGIENS-DENTISTES
– PHARMACIENS

II- LYCÉE BILINGUE D’APPLICATION

– INFIRMIERS SUPÉRIEURS
– INFIRMIERS PRINCIPAUX SPÉCIALISÉS
– INFIRMIERS PRINCIPAUX
– INFIRMIERS
– TECHNICIENS PRINCIPAUX DU GENIE SANITAIRE
– TECHNICIENS DU GENIE SANITAIRE
AGENTS TECHNIQUES DU GENIE SANITAIRE

III- LYCÉE TECHNIQUE INDUSTRIEL ET COMMERCIAL

– AIDES- SOIGNANTS
– AIDES-SOIGNANTS (SANTE COMMUNAUTAIRE)

 

– LYCÉE DE NGOA-EKELLE

– AGRICULTURE

v- LYCÉE BILINGUE DE NKOL-ETON

– CADASTRE
– GÉNIE CIVIL
– GÉNIE RURAL

Vl- ENAM –
– METEOROLOGIE

Les candidats régulièrement inscrits sont invités à passer dans
son Département Ministériel ou sur le site internet
httpz//www.minfopra.gov.cm consulter les listes des candidats
autorisés à concourir.

Par ailleurs, il rappelle aux candidats que l’appel devant les
salles d’examen se fera dès 07 heures précises. Chaque candidat
devra se munir de sa carte nationale d’identité ainsi que de son
récépissé de dépôt du dossier de candidature.

Ampliations :
– MINEOPWDDRI‘IE/CELCOM
– TTES LES DEL.REG/MINFOPRA
– AFFICHAGE
– ARCHIVES / CHRONO.

Cameroun : 1500 emplois en vue dans un projet immobilier de 27 milliards de FCfa dans la capitale

(Investir au Cameroun) – La société Z Properties Ltd et l’Agence de promotion des investissements (API) du Cameroun viennent de signer une convention de partenariat, dans le cadre d’un projet de construction d’un complexe immobilier multifonctionnel dans la capitale camerounaise, lequel projet permettra de créer 1 500 emplois, apprend-on officiellement.

Grâce à cette convention, ce projet estimé à 27 milliards de francs Cfa est éligible à la loi de 2013 portant incitations à l’investissement privé en République du Cameroun, qui accorde des exonérations de 5 à 10 ans aux investisseurs.

Selon nos sources, ce projet soutenu par le ministère du Développement urbain et de l’Habitat, le Crédit foncier du Cameroun (CFC) et la Mission d’aménagement et d’entretien des terrains urbains et ruraux (Maetur), est porté par des investisseurs américains et sud-africains.

BRM

La 1ère boutique de l’enseigne française Carrefour ouvrira bientôt à Douala, avec 350 emplois directs à la clé

C’est par la ville de Douala, la capitale économique camerounaise, que l’enseigne de grande distribution française Carrefour, entrera sur le marché camerounais et celui de l’Afrique centrale. La révélation est contenue dans un tweet de l’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, daté du 10 octobre 2017.

«Bientôt l’ouverture du Carrefour Market de Bonamoussadi, à Douala. Attendus, 350 emplois directs et la valorisation des filières agricoles.», annonce le diplomate français, qui accompagne son message de photos présentant des travaux en cours sur un vaste chantier.

Après la ville de Douala, Carrefour devrait s’attaquer à la ville de Yaoundé, la capitale camerounaise, dans laquelle il est prévu d’investir la bagatelle de 30 milliards de francs Cfa dans la construction d’un centre commercial ultramoderne au quartier Ekoudou.

Ces travaux seront réalisés par la Société de gestion immobilière du Cameroun (Sogimcam) et  seront livrés au premier trimestre 2019, a-t-on appris en avril 2017 à Yaoundé, au cours d’une cérémonie de signature d’un contrat de bail emphytéotique sur une superficie de 3,5 hectares, entre le gouvernement camerounais et Cfao Retail, associé de l’enseigne Carrefour dans son déploiement en Afrique centrale et de l’Ouest.

Pour rappel, dans le cadre de ce programme d’expansion en Afrique, ce couple d’investisseurs français ambitionne d’investir environ 309 milliards de francs Cfa dans la construction de 20 centres commerciaux au Cameroun, au Gabon, en RDC, au Sénégal, au Nigéria, au Ghana et en Côte d’Ivoire.

Brice R. Mbodiam – investiraucameroun.com

Des industriels chinois et norvégien veulent générer par leurs investissements 800 000 nouveaux emplois au Cameroun

Le président de la République Paul Biya a reçu en audience le 11 août 2017 à Yaoundé, Finn Johnsen, et Song Dongsheng, respectivement présidents des groupes norvégien Green Energy Norway (Grenor) et chinois Power China International.

Les deux hôtes du Palais de l’Unité sont venus présenter au chef de l’Etat camerounais une offre de développement industriel pour le pays. D’abord, la construction d’une centrale thermique de production et de distribution d’électricité à Douala et ses environs. Elle devra produire 150 mégawatts d’énergie.

Ensuite, il y a l’extension du barrage hydroélectrique de Memve’ele (211 MW). Et enfin, la réalisation d’une centrale thermique d’une capacité de production estimée à 1 000 mégawatts d’électricité.

« Le gouvernement camerounais et l’entreprise de distribution de l’électricité Eneo sont les principaux partenaires de ce projet qui a pour objectif de rentabiliser le riche potentiel en gaz dont regorge la côte camerounaise, et résorber ainsi le déficit énergétique dans notre pays.», indique la présidence de la République.

Le président du groupe norvégien, Finn Johnsen a révélé à la presse que cet important programme est une aubaine pour les jeunes en quête d’emplois. Car au total, ce sont 800 000 nouveaux emplois directs et indirects qui seront, selon lui, générés indirectement par ces investissements..

Sylvain Andzongo (Investir au Cameroun)

Recrutements dans les entreprises publiques : le filon des arnaques prospère

Les chefs de ces entreprises multiplient les communiqués pour dénoncer les procédés des vendeurs d’illusions. Les recrutements dans les entreprises publiques posent problème. 

Par Aïcha Nsangou – quotidienmutations.cm

Le communiqué figure dans un numéro du quotidien national Cameroon tribune. Il est relatif à l’appel à la vigilance contre les arnaques au sujet du recrutement au sein de la société Aéroports du Cameroun (Adc). Le directeur général est clair. Il « in-
forme le public qu’un groupe d’individus prétextant agir en son nom propose de faux recrutements au sein de l’entreprise, moyennant des sommes d’argent ou encore des recharges téléphoniques. Tout en déclinant la responsabilité de la société ainsi que la sienne, concernant ces pratiques contraires aux textes en vigueur à Adc Sa en matière de recrutement », peut-on lire dans ce communiqué.
Son collègue de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam) s’inscrit dans la même lancée. Dans un communiqué de presse publié dans plusieurs journaux la semaine dernière, Louis Yinda, se référant aux arnaques dont sont également victimes de nombreux demandeurs d’emploi, souligne que «ces annonces sont sans fondement et qu’aucune offre de recrutement n’a été diffusée par cette dernière». Il en profite par ailleurs pour indiquer que «le processus de recrutement au sein de la Sosucam est encadré par une procédure interne conduite par la direction des ressources humaines».

Du processus de recrutement justement, jusqu’ici, il reste entouré de beaucoup d’opacité. Certains préfèrent penser que c’est sans doute la raison pour laquelle les personnes malveillantes ont trouvé le filon de l’arnaque. Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph), Société nationale de raffinage (Sonara), personne
n’échappe à ces vendeurs de rêves. «Vous allez sur les plateformes d’offres d’emploi, rarement vous verrez des offres des structures publiques. Même sur les sites web de ces entreprises, vous ne trouverez jamais rien. Or, le taux de chômage est de plus en plus élevé.

Dans ce contexte, vous comprendrez que les marchands d’illusion prospèrent», décrypte un fonctionnaire. Samuel Bassama (nous l’appellerons
ainsi) est aujourd’hui cadre dans une entreprise parapublique, nouvellement recruté. Il ne s’étendra pas sur la manière dont il a été recruté, mais dans la structure également parapublique dans laquelle il a offert ses services jusqu’à il y a quelques mois, il se souvient que le directeur général l’aurait remarqué au cours d’une conférence qu’il animait.

«Le directeur général pouvait débaucher en se basant sur les compétences de la personne, mais il arrive aussi que des stages académiques se révèlent concluants.Cela a été le cas pour beaucoup dans ces entreprises», confie-t-il. A la Cameroon Telecommunications (Camtel), un cadre indique que le principe de recrutement est clair : il suffit de déposer une demande d’emploi. La suite de la procédure dépendra des besoins en ressources humaines de l’entreprise.

Au Port autonome de Douala, comme le révèle une source qui a requis l’anonymat, les recrutements pour les métiers «pointus», notamment l’ingénierie, se font par communiqués qui sont diffusés dans les médias et autres plateformes. «A un certain degré, c’est le conseil d’administration qui demande au directeur général de procéder
à des recrutements», ajoute notre source.

Pour elle, ces arnaques prospèrent du fait de la soif de beaucoup de jeunes d’intégrer les entreprises publiques et parapubliques. Dans ces structures, l’espoir nourri est celui de la garantie d’une rémunération régulière, et donc d’une assurance certaine. Il reste cependant que les recrutements dans les entreprises publiques sont encore trop frappés du sceau des recommandations et du trafic d’influence.

Création d’emplois : Kribi tient déjà ses promesses

Plus de 4000 postes immédiats sont à pourvoir dans les entreprises qui s’installent dans la ville. Et les demandeurs commencent à affluer.

Depuis quelques jours, la ville de Kribi accueille des centaines d’arrivants. Elles viennent de tous les coins du Cameroun et ont une raison commune : la recherche d’un emploi à Kribi. Une affluence qui impacte plutôt positivement les secteurs de l’hébergement et de la restauration. Ainsi, les hôtels, auberges, cases de passage et autres appartements meublés sont très sollicités par ces visiteurs particuliers qui, pour la plupart, n’ont pas de famille dans la cité balnéaire.
Oui ! La cité balnéaire sera d’ici peu, une grande ville industrielle. Des chantiers sont annoncés. Ainsi du bitumage des routes Kribi-Grand Zambi, Kribi-Ebolowa, la construction de l’aéroport de Kribi et des travaux de la phase II du Port autonome de Kribi (PAK), sans toutefois oublier l’usine de montage automobile. Et le projet de développement d’une palmeraie d’environ 20 000 hectares avec 4000 emplois directs en perspective. Ce sont donc des milliers d’emplois offerts. Aussi, du manœuvre au technicien qualifié, chacun veut-il saisir sa chance.
Si pour un départ le PAK démarre ses activités avec un effectif d’un peu plus de 200 personnes, il est à signaler que ses partenaires qui vont gérer le terminal à conteneurs et le terminal polyvalent vont employer près de 500 personnes. Selon des sources introduites, plusieurs autres entreprises vont s’installer autour du port. Pour le directeur général du PAK, Patrice Melom c’est tout un pôle qui se développe, drainant de nombreux aspirants à l’emploi. Dans les délégations départementales du ministère du Travail et de la Sécurité sociale et du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, il se dit que Kribi est désormais le grenier de l’emploi au Cameroun. L’on y apprend que plus de 4000 postes sont à pourvoir dans les industries qui s’installent. A ce chiffre, il faut ajouter les 3000 emplois octroyés aux Camerounais à l’usine de montage automobile. D’autres milliers d’emplois s’annoncent dans les grands projets structurants du Complexe métallurgique et sidérurgique de Fifinda. Et dans les prochaines semaines, une société pétrolière recrutera 240 jeunes par vagues de 60 pour une formation des cadres qui signeront ensuite des contrats de travail.
Kribi va se transformer. Les signes qui le démontrent sont déjà visibles. Des chantiers poussent de partout. « Nous sommes fiers de ce que nous voyons dans notre ville. Petite ville touristique, Kribi devient déjà une grande ville industrielle », se réjouit Aurore Ntonga, étudiante. Il n’y a pas que des techniciens des travaux publics pour se frotter des mains. Hôteliers et autres ingénieurs se régalent aussi, il y a de la place pour tout le monde. Et même pour des cadres bien assis qui n’hésitent pas à se faire débaucher des institutions où ils servaient jusqu’alors.

Le FNE comme relais

Le Fonds national de l’Emploi veille à l’encadrement des chercheurs d’emploi, souvent victimes d’arnaque.

La pause de midi n’existe presque plus à l’agence du Fonds national de l’emploi (FNE) de Kribi. Le directeur de cette agence, Pierre Matéké Sellé et son équipe sont au four et au moulin. Ils doivent trouver des réponses à toutes les questions posées par leurs visiteurs. Pour la plupart des jeunes gens, filles et garçons confondus, diplômés de l’enseignement supérieur ou titulaires d’un certificat de formation et à la recherche d’un emploi décent. Certains ont consulté les offres du FNE Kribi. Ce n’est plus un secret : la structure est en partenariat avec quelques grandes entreprises qui s’installent dans la cité balnéaire.
« Plusieurs sociétés nous consultent. Et il est donc de notre devoir de leur trouver l’employé recherché », fait savoir le directeur d’agence FNE Kribi. D’après ce responsable, plusieurs personnes ont déjà trouvé du travail par le biais du FNE. Depuis quelques jours, une autre entreprise vient de solliciter des dockers, des pointeurs, des logisticiens et des conducteurs d’engins lourds. Les candidats ont déjà été convoqués et ont passé les différents tests de recrutement. Les contrats d’embauche des heureux élus seront paraphés dans les prochaines semaines.
Si le FNE Kribi fait courir, il est important de signaler que des riverains sont aussi engagés dans ce créneau de facilitation, au travers de différentes structures de placement. L’une d’elle s’est spécialisée dans l’enregistrement du personnel domestique : ménagères, baby-sitters, cuisiniers, jardiniers, blanchisseurs. « Avant, les cadres laissaient leurs familles à Yaoundé et Douala. Ce n’est plus le cas. Du coup les besoins dans ces services-là se sont accrus aussi », assure le responsable de l’une de ces structures de placement.
D’autres circuits existent pour accéder à un emploi à Kribi. Ils sont l’affaire de particuliers. Bien que ces derniers fonctionnent dans l’illégal, beaucoup ont des connexions avec certains chefs d’entreprise. Pour un emploi au Port autonome de Kribi, par exemple, des listes de candidats sont constituées dans les grandes chefferies. « Je me suis inscrite chez le chef de mon village. J’attends la suite », témoigne Anne Pangoué. Les chefs de villages ont recensé les jeunes diplômés. Après des sélections dont les critères ne sont pas dévoilés, les listes sont remises directement aux chefs d’entreprise ou alors à un particulier. « Ce processus est tout à fait légal, les communautés locales ayant obtenu de l’Etat qu’un certain nombre de places soit réservé aux fils et filles du terroir », assure une source. Au demeurant la prudence est recommandée, des arnaqueurs ayant fait leurs nids dans différents circuits.

(c) Cameroon Tribune –PRE